Informations mises à jour le 20/06/2024

Il s’agit de...

La plateforme numérique d'accompagnement des victimes (Pnav) permet aux victimes de violences sexuelles, sexistes, et conjugales ainsi qu'aux témoins et professionnels, d'échanger avec des policiers ou des gendarmes. Ces derniers sont spécialement formés face à ces situations. Les victimes ou témoins peuvent ainsi libérer leur parole et être pris en charge.

Qui est concerné ?

Toute personne, mineure ou majeure, victime, témoin et professionnel.

Une prise en charge personnalisée

  • Dès lors qu’une victime – un proche ou un témoin – de violences sexuelles, sexistes, ou conjugales, se connecte sur le tchat, elle communique en direct avec un policier ou un gendarme spécialement formé à ces violences.
  • À tout moment, il est possible de quitter rapidement le tchat, et l’historique de discussion sera effacé.
  • La victime n’aura qu’un seul interlocuteur pour l’accompagner dans son signalement. Et si elle est prête, elle sera orientée vers un service de police ou de gendarmerie territorialement compétent qui la recontactera pour prendre en compte son dépôt de plainte ou l'entendre.
  • Le policier ou le gendarme l’aidera et l’orientera dans ses démarches vers des services de justice, mais également auprès des partenaires locaux d’aide aux victimes, des psychologues, des structures d’information juridique pour une prise en charge complète.
     

Différentes formes de violences

Les violences à caractère sexuel recouvrent les situations dans lesquelles une personne impose à autrui un comportement, un propos (oral ou écrit) à caractère sexuel. Ils sont subis et non désirés par la victime. Les violences sexuelles prennent différentes formes : agression sexuelle, viol, voyeurisme, harcèlement sexuel…

L’importance du consentement : 

  • Le consentement doit être réciproque et mutuel : il peut être formulé par des propos, des comportements ou les deux. 
  • Le silence ne vaut pas acceptation.
  • Le consentement est temporaire. Il peut être donné puis retiré.
  • Le consentement concerne un acte sexuel et non tous les actes sexuels. Si une personne n’est pas en état de donner son consentement, c’est donc qu’elle refuse.

Les comportements ou outrages sexistes (remarques gênantes, sifflements, insultes, discrimination…) portent atteintes à la dignité de la personne, et créent une situation intimidante, hostile ou offensante. 

Les violences au sein du couple (marié, en concubinage, lié par un PACS, séparé, divorcé...) désignent un ensemble d'actes, de propos et comportements par lequel un partenaire ou ex-partenaire veut contrôler, dominer son partenaire. Elles peuvent être physiques, verbales, psychologiques, économiques, y compris les cyberviolences. Quelles que soient les explications et justifications, aucun acte de violence ne doit être commis. 

Faire la différence entre disputes et violences au sein du couple : 

  • Dans les disputes ou conflits conjugaux, deux points de vue s’opposent dans un rapport d’égalité.
  • Dans les violences, il s’agit d’un rapport de domination et de prise de pouvoir de l’auteur sur la victime. Par ses propos et comportements, l’auteur veut contrôler sa partenaire.

Comment faire ma démarche ?

3

Je dialogue avec un policier ou un gendarme via le tchat.

 Que les faits soient anciens ou récents, il faut en parler. Ces violences sont interdites et punies par la loi. 

Un accompagnement des victimes

Un opérateur répond aux questions d'un usager via le tchat.

À savoir

  • Cette plateforme gratuite est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone.
  • Une cinquantaine de policiers et gendarmes sont à votre écoute pour vous accompagner dans les démarches à entreprendre.
  • Vous pouvez retrouver tous les numéros utiles dans la lutte contre les violences conjugales sur les pages d’Informations locales.